Le journal du SIEL Les pouvoirs de la littérature : nommer ce qui résiste, transformer ce qui dérange

Le panel “La littérature comme espace de réflexion” a réuni ce 2 mai trois écrivains pour discuter de ce que peut faire encore la littérature aujourd’hui. Face aux violences et aux silences du monde contemporain, a-t-elle encore un pouvoir réel ?
Trois voix, une même conviction
La littérature n’agit pas en dehors du réel. C’est l’idée développée par Hajar Azell, Dominique Nouiga et Hassan Wahbi. En nommant ce qui dérange, ce qui résiste et ce qui reste souvent invisible dans le corps, l’intime, le social et le politique, la littérature déplace les regards et ouvre de nouveaux espaces de pensée.
Dominique Nouiga, écrivaine, éditrice et libraire installée au Maroc, a partagé son parcours singulier. Entre la France, l’Italie et le Maroc, son parcours a façonné son rapport à la littérature. Elle dit avoir construit sa propre vision du monde grâce à la lecture, mais aussi à l’écriture.
Les livres, de nouveaux horizons
Lors de ce débat, les auteurs ont évoqué les œuvres qui les ont marqués. Hassan Wahbi a cité Sartre comme une lecture fondatrice qui a façonné sa vision de la littérature et de l’engagement. Hajar Azell, elle, a évoqué Mohamed Choukri, une figure distinguée de la littérature marocaine.
Par ailleurs, les intervenants ont exploré l’idée de retrouver une virginité littéraire et de se défaire de tout l’héritage littéraire pour lire et écrire comme pour la première fois. Une utopie, sans doute, mais une utopie révélatrice. Pour les trois auteurs, l’écriture façonne, simplifie et décode le monde qui se transforme en un espace qui relate les vies, les expériences et la complexité de l’existence.