المعرض الدولي للنشر والكتاب (SIEL) - من 1 إلى 10 مايو 2026

Des regards croisés sur le rapport au vivant

Le SIEL 2026 : si la nature n’était pas un objet ?
Des regards croisés sur le rapport au vivant
Des anthropologues
La table ronde « Repenser le vivant », au SIEL 2026, le vendredi 8 mai 2026.

Des anthropologues, des philosophes et des militants se sont réunis au Salon International de l’Edition et du Livre pour interroger notre rapport au vivant et appeler à un changement de paradigme face à la crise environnementale.

Notre rapport à la nature est conditionné par nos cosmovisions. C’est le point de départ de Sabah Rahmani, anthropologue, journaliste et éditrice franco-marocaine, directrice de la collection Voix de la Terre chez Actes Sud. Pour elle, la nature n’est pas un objet séparé de l’humain, mais un ensemble d’êtres vivants, minéraux, végétaux, animaux et astraux. « On ne peut pas penser notre relation au vivant si on ne passe pas par l’expérience sensible de cette relation », affirme-t-elle.

Cécile Arnold, cofondatrice de l’association Opera Mundi à Marseille, un lieu de rencontres pluridisciplinaires autour des enjeux environnementaux, a souligné la nécessité de mettre en dialogue différents types de savoirs : les savoirs scientifiques officiels, ceux dits minorisés et ceux des peuples autochtones. Objectif : construire une pensée vivante et en mouvement.

Sophie Swaton, philosophe et économiste, enseignante à l’Université de Lausanne, a retracé l’histoire d’une pensée occidentale qui a peu à peu réduit la nature à une ressource à exploiter. Ce paradigme mécaniciste a conduit à l’hyper-artificialisation du monde et à l’oubli des rapports d’interdépendance entre l’humain et le vivant.

Pour Francky Ayosso, un cadre à l’Union Européenne en charge des questions environnementales et auteur de l’ouvrage « Limits, Exploring the Philosophical Boundaries Between Humanity, Nature and Global Governance » paru en novembre 2025, la question du vivant est avant tout tournée vers les générations futures.