Le journal du SIEL BookTok et Bookstagram : quand les lecteurs prennent la parole

Un panel consacré aux métiers du livre a réuni le 2 mai, au Salon International de l’Edition et du Livre à Rabat, auteurs et créateurs de contenu. L’échange a porté sur BookTok et Bookstagram. Les intervenants ont expliqué comment les réseaux sociaux impactent la lecture.
Un livre peut-il survivre face à son adaptation au numérique ? C'est la question qui a marqué le débat entre deux écrivaines, Asmaa Rakho Mom et Morgan Moncomble, venues partager leurs expériences entre écriture et présence sur les réseaux.
Aucune des deux autrices ne revendique l'étiquette d'influenceuse. « Mon objectif, c'est de rendre les livres moins intimidants », affirme Asmaa Rakho Mom. Quand à Morgan Moncomble, elle prône d’abord le lien avec le public : « l'important, c'est de se connecter avec les gens ». En revanche, la pression subie sur les réseaux sociaux est bien réelle même si les deux temporisent. « On inspire, on n’impose pas », assure Asmaa Rakho Mom.
Lors de ce débat, les autrices ont aussi souligné les opportunités accordées par les plateformes numériques. « Quand j'étais jeune, je ne savais même pas à quoi ressemblaient les auteurs », nous confie Morgan Moncomble. Aujourd’hui, les lecteurs ont la possibilité de connaître de près leurs auteurs préférés, voire même d’échanger avec eux à travers les nouvelles plateformes numériques. Or, les algorithmes enferment les lecteurs dans des bulles. Des contenus générés par l’Intelligence Artificielle circulent sans qu'un vrai acte de lecture ne soit mené. Face à cette tendance, Asmaa Rakho Mom a lancé un appel aux lecteurs: « allez en librairie et cherchez des livres au-delà de ce que vous voyez sur les réseaux sociaux ».