Le journal du SIEL Abdelilah Bouikenaoune transforme le handicap en force créative

Au SIEL, la parole est donnée à toutes les voix. Parmi elles, celle du jeune romancier marocain Abdelilah Bouikenaoune, un auteur en situation de handicap, dont le premier roman “Bawabat Al-Holm” transforme la fragilité humaine en une puissante aventure littéraire entre ombre, peur et espoir.
Dans les allées animées du SIEL 2026, entre les signatures d’auteurs confirmés et les rencontres littéraires internationales, une présence attire discrètement l’attention. Celle d’un jeune écrivain marocain, Abdelilah Bouikenaoune, venu présenter “Bawabat Al-Holm” (La Porte du rêve), son tout premier roman.
A travers cette participation, le SIEL 2026 rappelle que la culture n’exclut pas, mais rassemble. En mettant en lumière un jeune auteur en situation de handicap, le salon affirme sa volonté d’ouverture et d’inclusion.
Publié en 2025, “Bawabat Al-Holm” s’impose comme une entrée dans l’univers de la fantasy arabe contemporaine. Le roman mêle fantastique, horreur psychologique, science-fiction et profondeur humaine dans un récit sombre où les rêves deviennent des pièges et où la lumière cache des secrets.
L’histoire suit “Fares”, un jeune homme passionné par les mots, dont la vie bascule lorsqu’une mystérieuse feuille ouvre une brèche vers “le monde brisé”, un univers parallèle où les lois humaines n’existent plus. Aux côtés de “Maria”, un personnage énigmatique lié aux “gardiens des ombres”, il entreprend une traversée marquée par la peur, par les créatures monstrueuses et par les souvenirs déformés. Derrière cette aventure fantastique, se cache une interrogation réelle intime : que reste-t-il de soi lorsqu’il faut sacrifier ce qui nous définit pour survivre ?
La présence de “Bawabat Al-Holm” au SIEL 2026 témoigne d’une nouvelle dynamique dans la scène littéraire marocaine, celle d’une jeunesse qui ose investir des genres encore peu explorés dans la littérature arabe.