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Trois profils différents, une seule passion

Trois profils différents, une seule passion
Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024
Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024

Trois jeunes nourris de la même passion. Ils partagent leurs expériences du premier livre. Souffrance, inspiration et jouissance, autant de ressentis de ces écrivains en herbe.

Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024
Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024

Trois jeunes nourris de la même passion. Ils partagent leurs expériences du premier livre. Souffrance, inspiration et jouissance, autant de ressentis de ces écrivains en herbe.

Débats
Débat autour de la première expérience d’écriture au coeur de la 29ème édition au SIEL
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Trois profils différents, une seule passion
Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024
Balla Fofana, Eve Guerra, Safaa Amrani au SIEL 2024

Trois jeunes nourris de la même passion. Ils partagent leurs expériences du premier livre. Souffrance, inspiration et jouissance, autant de ressentis de ces écrivains en herbe.

Un moment de partage et de réflexion a ponctué la quatrième journée du Salon International de l’Edition et du livre à Rabat. Trois jeunes écrivains ont échangé autour de leurs premiers livres, dimanche 12 mai 2024. Balla Fofana, Ave Guerra et Safaa Amrani ont fait preuve de résilience dans leur aventure du premier roman .

 

Décontracté, Balla Fofana, journaliste franco-malien établi en France, n’éprouve point de gêne à dire que l'écriture lui a coûté des sacrifices. Il a débuté son aventure avec la littérature dès son jeune âge, non dans le but de voir ses écrits publiés mais plutôt pour libérer les mots qui le tourmentaient. Dans son ouvrage "La rage de vivre", il raconte que sa première expérience lui fait réaliser que chaque individu porte en lui des complexes qui demandent un temps considérable avant de se libérer. Au début, il imitait le style des écrivains célèbres. Dans ses écrits, il tenait à leur rendre hommage, en guise de gratitude, en les citant. Pour lui, l’écriture ressemble à une grossesse où l'auteur, comme une femme enceinte, accouche de son œuvre dans la douleur qu’il chérit comme son bébé, une oeuvre qu’il doit partager avec le monde malgré toutes ses imperfections.

 

Encore enfant, Eve Guerra, aujourd’hui enseignante de profession, a épousé comme Balla la passion de l’écriture, dès l'âge de 14 ans. Elle vit encore, comme à ses balbutiements, des moments de solitude avec son livre. Perfectionniste, elle relisait son texte à n’en plus finir avant de l’envoyer à des éditeurs afin de s'assurer de sa cohérence. Aujourd’hui, elle déconseille cette méthode un peu obsessionnelle.

 

Safaa Amrani, elle, avoue avoir pris du temps avant de se délester de cette ‘’manie’’. Pour elle, chacun porte en lui les séquelles de son enfance qu’il déterre par le truchement de l’écriture. Safaa a indiqué que dans le processus d’écriture plusieurs écrivains de renom sont passés par des ateliers d'écriture pour trouver leur propre voie. La volonté d’écriture doit provenir de soi, dit-elle. Si c’est destiné à une maison d’édition ou s’il s’agit d’une production personnelle, le processus d’écriture diffère. “Ce qu'on lit peut nous influencer dans notre processus d'écriture”, avoue-t-elle en guise de fin. Un écrivain, un vrai, doit savoir faire le deuil de son ouvrage et laisser chacun l’interpréter à sa manière.

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