Une mémoire d’avenir

L’Afrique est notre mémoire et notre avenir.

Elle est notre horizon et le point d’ancrage de nos ambitions.

Ce n’est que justice qu’elle soit célébrée, à travers ses écrivains, au salon du livre de Rabat.

Nulle ville n’avait la vocation comme la capitale du Royaume de réunir les filles et les fils du continent qui savent parler de ses tréfonds et de l’intime.

L’Afrique est le cœur battant de notre passé pluriel et de notre présent ouvert et lumineux, qui ne voit en l’Autre, d’où qu’il soit, qu’un frère ou une sœur pour bâtir un monde de paix.

L’Afrique est un trait d’union.

Elle est le miroir de nos inquiétudes et l’arc-en-ciel de nos interrogations et de nos plus belles joies.

L’Histoire a malmené notre continent et jeté sur lui un injuste voile. Mais l’Afrique est restée debout. Elle rappelle, par des voix singulières et puissantes, que le monde ne peut être pleinement s’il continue d’être amputé d’une partie de lui-même.

L’Afrique sait les enjeux du destin qui unit les femmes et les hommes de bonne volonté.

Elle sait regarder devant elle.

Ses écrivains sont des femmes et des hommes de paix.

S’il est une route, une seule, qu’on retrouve dans toutes leurs œuvres, c’est celle qu’ils arpentent inlassablement et qui rappelle que l’humanité est une et indivisible et qu’elle a besoin de tous les siens.

Leurs œuvres disent que le monde d’hier n’est plus le monde. Car le monde d’hier ne peut plus être.

Leurs œuvres disent qu’un autre monde a jailli de l’intime et entreprend d’imposer ses règles, celles de la fraternité et du respect des différences.

Cette Afrique est au cœur de ce que nous sommes.