المعرض الدولي للنشر والكتاب (SIEL) - من 1 إلى 10 مايو 2026

Le Maroc, une terre de tolérance et de coexistence

Le SIEL 2026 promeut le vivre ensemble
Le Maroc, une terre de tolérance et de coexistence
une terre de tolérance et de coexistence
Mgr Alfred Xuereb, Ahmed Abbadi , André Azoulay et Asma Lamrabet au SIEL 2026, le samedi 9 mai.

Un moment exceptionnel de dialogue et de partage a marqué la neuvième journée du SIEL 2026. Intellectuels, responsables, représentants des trois religions monothéistes, chercheurs et diplomates ont été nombreux à écouter attentivement d’imminents intervenants : André Azoulay, conseiller de SM le Roi Mohammed VI, Mgr Alfred Xuereb, Ambassadeur du Vatican au Maroc, Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas.

L’exception marocaine se confirme dans un monde traversé par des fractures identitaires. Le Royaume revendique un modèle fondé sur la sagesse, la diversité et la dignité humaine. C’est le principal message de la rencontre ayant réuni trois grands noms qui partagent les valeurs du monothéisme : Mgr Alfred Xuereb, Ahmed Abbadi  et André Azoulay.

Dès le début de son intervention, la modératrice Asma Lamrabet, écrivaine et membre de la Rabita Mohammedia des Oulémas, a donné le ton du débat. Le vivre-ensemble marocain « n’est pas une formule stratégique destinée à vendre l’image du Maroc », elle constitue « l’ADN de cette terre ». Une réalité, a-t-elle rappelé, consacrée dès le préambule de la Constitution marocaine qui reconnaît la pluralité des affluents identitaires du Royaume et son attachement aux valeurs de tolérance et de coexistence.

Cette singularité marocaine s’est illustrée également à travers l’intervention du nonce apostolique au Maroc, Mgr Alfred Xuereb, revenu sur cinquante années de relations diplomatiques entre le Royaume et le Vatican. Mais au-delà des dates officielles, le diplomate a insisté sur une relation historique bien plus ancienne, fondée sur « la confiance mutuelle, le dialogue permanent, la dignité humaine et la paix ».

Le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Ahmed Abbadi, a traité le vivre-ensemble sous l’angle de la culture et de la sagesse. Il a insisté sur la notion de hikma, la sagesse, qu’il considère comme le fondement du modèle marocain. « Le vivre-ensemble repose sur la capacité à placer les mots, les initiatives et les décisions au bon moment, avec la bonne mesure, au bon endroit !», a-t-il expliqué. Dans cette logique, le dialogue interreligieux ne relève pas seulement de la tolérance, mais d’une « complémentarité des sagesses ».

Dans la même trame, l’intervention du Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, André Azoulay, a porté sur la force du Maroc qui prône la coexistence à un moment délicat de l’histoire de l’humanité. « Quel bonheur d’être marocain », a-t-il déclaré avec émotion, insistant sur la nécessité de mieux expliquer l’esprit de Tamaghrabit, cette identité marocaine plurielle qui puise ses racines dans le brassage des cultures, des religions et des héritages. D’après André Azoulay, le Royaume s’impose aujourd’hui comme une référence de stabilité et de dialogue auprès de la communauté internationale.