المعرض الدولي للنشر والكتاب (SIEL) - من 1 إلى 10 مايو 2026

Le Sahara marocain à travers l’art rupestre

Le SIEL 2026 présente le Sahara marocain sous un angle artistique
Le Sahara marocain à travers l’art rupestre
Le Sahara marocain à travers l’art rupestre
Mohssine El Graoui, Mouhsine Touria et Michel Barbaza, lors du débat consacré à l'art rupestre du Sahara marocain, le 6 mai au SIEL 2026 de Rabat.

L’image du Sahara marocain à travers l’art rupestre a réuni, le samedi 9 mai 2026, chercheurs et spécialistes du patrimoine. Les échanges ont mis en lumière la richesse archéologique et culturelle des gravures et peintures rupestres présentes dans plusieurs régions du Sahara marocain.

174 sites, des millénaires d'histoire et des parois rocheuses qui traduisent l’identité d’une terre. Le Sahara marocain abrite l'un des patrimoines rupestres les plus riches d'Afrique du Nord. La modératrice de la rencontre Touria Mouhsine a insisté sur la diversité des lieux étudiés et sur leur rôle dans la préservation de la mémoire culturelle et historique du Sahara marocain.

La rencontre a réuni deux spécialistes : Michel Barbaza, professeur émérite de Préhistoire et ancien directeur du laboratoire TRACES à Toulouse, et Mohssine El Graoui, enseignant-chercheur à l'Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine.

Les intervenants ont eu recours à des supports visuels pour appuyer leurs propos : cartes, chronologies, photographies de terrain et tableaux comparatifs se sont succédés sur l'écran, donnant à voir ce que les mots seuls peinent à transmettre. Mohssine El Graoui a présenté des relevés de sites, des images d'abris rocheux et des représentations de gravures dites "pseudo bovidiens". Il a insisté sur la fragilité des peintures rupestres. "Pour les conserver, elles doivent rester à l'abri", a-t-il expliqué, images à l'appui.

Michel Barbaza a, de son côté, mis en avant les nouvelles technologies appliquées à l'art rupestre. Des projections issues de traitements infographiques ont illustré sa démonstration, révélant des détails invisibles à l'œil nu sur les sculptures et peintures anciennes.

Les deux chercheurs ont aussi projeté des exemples de motifs paléo-amazighs qu'ils considèrent comme une expression artistique et culturelle majeure des populations anciennes du Sahara. Ces visuels ont permis au public de mesurer l'ampleur d'un phénomène partagé par plusieurs régions d'Afrique du Nord.