المعرض الدولي للنشر والكتاب (SIEL) - من 1 إلى 10 مايو 2026

La culture, un moteur d’inclusion pour la jeunesse

SIEL 2026 : l’inclusion des jeunes par la culture : réalités et attentes
La culture, un moteur d’inclusion pour la jeunesse
La culture, un moteur d’inclusion pour la jeunesse
Abdelmaksoud Rachdi, Abdelfattah Ezzine, Kenza Abourdmane et Rkia Achmal au SIEL 2026, le vendredi 8 mai.

La question de l’inclusion des jeunes par la culture s’impose comme un enjeu social, économique et identitaire majeur. La fracture numérique, le manque d’attractivité des politiques culturelles et les nouvelles formes d’expression des jeunes générations ont interpelé les participants à une rencontre tenue ce vendredi 8 mai 2026 au SIEL de Rabat.

Dans une Afrique confrontée au chômage, à la précarité et aux défis migratoires, la culture peut-elle encore jouer un rôle de cohésion et d’inclusion ? C’est autour de cette interrogation que s’est articulé le débat consacré à “L’inclusion des jeunes par la culture : réalités et attentes”.

L’universitaire Abdelfattah Ezzine a rappelé que la modernité actuelle s’accompagne d’une fracture numérique grandissante, particulièrement chez les jeunes. Face à ces mutations, la culture apparaît comme un possible vecteur d’intégration sociale, mais aussi comme un espace capable d’offrir des opportunités d’expression et de participation à une génération en quête de repères.

Pour la professeure Rkia Achmal, la première difficulté réside dans un point essentiel : comprendre ce que veut réellement cette nouvelle génération. D’après elle, les politiques culturelles peinent encore à répondre aux attentes des jeunes malgré l’importance stratégique de la culture dans la construction du lien social et dans la transmission des valeurs communes.

De son côté, la directrice générale de la Jeunesse au sein du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication Kenza Abourmane a défendu une idée qu’elle juge capitale : “La culture n’est pas un luxe aujourd’hui”. Elle a rappelé qu’elle ne se limite pas aux arts et aux loisirs, mais qu’elle couvre tout ce qui rassemble les sociétés et structure le vivre-ensemble.