المعرض الدولي للنشر والكتاب (SIEL) - من 1 إلى 10 مايو 2026

Mohamed Leftah : une voix distinguée de la littérature marocaine francophone

SIEL 2026 : hommage à Mohamed Leftah
Mohamed Leftah : une voix distinguée de la littérature marocaine francophone
Un hommage rendu à Mohamed Leftah avec Nezha Leftah, Salim Jay et Khalid Zekri autour de l’œuvre et de l’héritage littéraire de l’écrivain marocain.
Un hommage rendu à Mohamed Leftah avec Nezha Leftah, Salim Jay et Khalid Zekri autour de l’œuvre et de l’héritage littéraire de l’écrivain marocain

Une rencontre organisée par le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) a rendu hommage à Mohamed Leftah, une figure majeure de la littérature marocaine francophone. Ecrivains, critiques et proches de l’auteur ont évoqué une œuvre libre et profondément humaine.

Qui était réellement Mohamed Leftah? Derrière ses romans et son univers littéraire singulier, une aspiration à la liberté. Sa fille Nezha Leftah, l’écrivain Salim Jay et le critique Khalid Zekri ont rappelé l’héritage d’un écrivain marocain, décédé au Caire en 2008.

Auteur, journaliste et critique littéraire, Mohamed Leftah a marqué la littérature marocaine par une écriture audacieuse. Né à Settat en 1946, il est notamment l’auteur de Demoiselles de Numidie et L’Enfant de marbre, des romans où se mêlent poésie, marginalité et exploration des contradictions humaines.

Très émue, sa fille Nezha Leftah a livré un témoignage personnel sur le parcours de son père. Elle a décrit un homme passionné par les livres depuis l’enfance, issu d’un milieu modeste mais entouré d’une grande richesse culturelle. « Il était à l’écoute des autres, très observateur et très à l’écoute des palpitations du monde », a-t-elle affirmé.

Le critique Khalid Zekri a insisté sur l’érudition de l’écrivain et sur sa capacité à transformer de simples mots en univers littéraires complexes sans jamais alourdir le récit. Salim Jay a lui salué « une indépendance d’esprit indestructible » et qualifié L’Enfant de marbre de roman « inégalable et inégalé ». Pour lui, l’auteur a su transformer ses blessures personnelles en une œuvre universelle.