Réduire Saint-Exupéry à son œuvre le Petit Prince, c’est passer à côté de l’essentiel. C’est ce qu’a expliqué Raffaele Salis, acteur, scénariste, réalisateur et auteur, qui dit avoir découvert une trajectoire à la fois tragique et romanesque.
« Il va se confronter aux conditions les plus extrêmes : le vol en haute altitude, le désert, là où la part de l’humanité ne tient quasiment plus à rien. Et c’est là qu’il découvre ce qu’il appelle ses vérités générales », affirme Alban Cerisier, éditeur chez Gallimard et gestionnaire du patrimoine Saint-Exupéry.
Ce dernier concevait son écriture comme le prolongement de son expérience, voire de son existence. La singularité de Saint-Exupéry réside ainsi dans l’articulation de l’intime et de l’universel.
Par ailleurs, beaucoup ignorent que le Maroc l’a profondément marqué. Ses années à Cap Juby, dans le Sahara marocain, l’ont confronté à la beauté du désert, à la solidarité entre pilotes et à la fragilité de la vie.