Le journal du SIEL La France : un carrefour de voyages littéraires

Dans la Salle Ibn Battuta, trois écrivains du monde arabe ont raconté la France qu’ils ont en commun. Ils ont évoqué leurs expériences et leurs écritures avec nostalgie et précision.
Trois voix, une littérature en commun
Les trois écrivains, Issa Makhlouf, franco-libanais, Moulay Ahmed Madini, franco-marocain et Mohamed Zitouni, franco-marocain, ont débattu d’une question qui les interpelle : que représente Paris pour un écrivain arabe ?
Issa Makhlouf, Docteur en Anthropologie de la Sorbonne et lauréat du Prix Max Jacob, a partagé son histoire avec la ville qui l’a inspiré. Paris est pour lui une nouvelle naissance depuis 1979, un espace intellectuel où il a côtoyé Foucault, Lévi-Strauss et Barthes, et où son œuvre s’est construite entre deux langues.
Pour Moulay Ahmed Madini, les écrivains qui ont écrit des livres sur Paris « ont versé leur intérieur dans la capitale ». Paris ne se décrit pas, elle s’habite et se sent. « C’est le voyage de l’imaginaire », affirme l’écrivain.
De son côté, Mohamed Zitouni estime que la Ville Lumière a conquis le cœur des écrivains du monde entier. Elle a inspiré auteurs, artistes et cinéastes. « Elle est un espace qui remodèle celui qui l’habite », nous confie-t-il.
Lors de cet échange, les intervenants ont présenté une sélection d’œuvres écrites sur Paris, rappelant que la capitale française a été un phare pour la science, la culture, la guerre et même la religion. Elle représente un espace de reconstruction identitaire pour des générations d’écrivains arabes.